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 Contrat de Professionnalisation
Secteur Agricole*
  Les contrats de professionnalisation ont pour objet de favoriser l'insertion ou la réinsertion des jeunes et des demandeurs d'emploi par l'acquisition d'une qualification reconnue.
Mis en oeuvre dans le cadre de CDI ou de CDD, ils sont basés sur le principe de l'alternance entre séquences de formation et exercice d’activités professionnelles.
 
Publics concernés
Jeunes de moins de 26 ans.
Demandeurs d'emploi inscrit à l’ANPE depuis au moins 6 mois.
Demandeurs d'emploi âgés de plus de 45 ans.
Personnes handicapées entrant dans les bénéficiaires de l’obligation d’emploi.
Formations éligibles
La formation doit préparer à l'acquisition d'une qualification :
reconnue dans la classification d’une convention collective de branche ;
ou figurant sur la liste établie par la CPNE Agricole (voir liste CPNE >>) ;
ou reconnue par un diplôme de l’enseignement technologique ou professionnel correspondant au maximum au niveau III de l'éducation nationale (bac + 2).
Déroulement du contrat

Le contrat de professionnalisation est obligatoirement un contrat écrit déposé à la DDTEFP par l’OPCA.

Nature du contrat
Le contrat de professionnalisation peut être conclu :
dans le cadre d'un CDD de 6 à 12 mois ;
au début d'un CDI. On parle alors d'action de professionnalisation dont la durée est comprise entre 6 et 12 mois et jusqu’à 24 mois pour les personnes sans qualification ou lorsque la nature de la qualification visée l'exige, selon les priorités définies par les partenaires sociaux.

Durée de la formation
Les actions d’évaluation, d’accompagnement et de formation en centre doivent représenter entre 15% et 30% de la durée totale du contrat, sans être inférieures à 150 heures.
Elle peut représenter jusqu'à 50% de la durée du contrat de professionnalisation CDD ou jusqu'à 1200 heures pour une action de professionnalisation CDI, si la qualification visée est un diplôme de l'enseignement technologique ou professionnel ou un CQP mis en place dans les secteurs relevant de l’accord.
Les démarches à entreprendre

1 • Au plus tard 15 jours avant la conclusion du contrat de professionnalisation, l'employeur envoie au FAFSEA, une demande préalable de prise en charge et le programme détaillé de la formation (un document complémentaire est demandé si le bénéficiaire n’est pas de nationalité française). Si toutes les conditions d'éligibilité sont remplies, le FAFSEA informe l'employeur de la prise en charge du contrat.
2 • L'employeur signe, avec l'organisme de formation, une convention de formation précisant les objectifs, le programme et les modalités d'organisation, d'évaluation et de sanction de la formation.
Parallèlement, l'employeur conclut avec le bénéficiaire le contrat de professionnalisation à l'aide du CERFA Contrat de professionnalisation. Le volet 2 du CERFA est remis au

bénéficiaire, accompagné d'un document précisant les objectifs, le programme et les modalités d'organisation, d'évaluation et de sanction de la formation.
3 •
L'employeur envoie au FAFSEA les volets 3, 4 et 5 du CERFA et une copie de la convention de formation, au plus tard dans les 5 jours ouvrables qui suivent le début du contrat.
4 • Au regard de la conformité des informations présentées, le FAFSEA dépose le CERFA et son avis de financement à la DDTEFP compétente, dans un délai d'un mois à compter de sa réception.
5 • La DDTEFP vérifie la conformité, enregistre le contrat et notifie sa décision à l'entreprise et au FAFSEA (l'absence de réponse de la DDTEFP dans un délai d'un mois, vaut accord).
Financement et prise en charge
  Au moins titulaire d'un titre ou diplôme professionnel de niveau IV Autre
26 ans et plus 100% du SMIC*
21 à 25 ans 80% du SMIC 70% du SMIC
Moins de 21 ans 65% du SMIC 55% du SMIC
* la rémunération ne peut ni être inférieure au SMIC, ni inférieure à 85 % du salaire minimum conventionnel.

L'entreprise
règle les frais de formation ;

verse au bénéficiaire un salaire au moins égal aux minimums légaux définis en fonction de l'âge et du niveau de formation (voir tableau ci-contre), sauf dispositions conventionnelles ou contractuelles plus favorables ;

sous certaines conditions, l'entreprise bénéficient d'exonérations et/ou de mesures de soutien de l'Etat >>>

Le FAFSEA rembourse à l'entreprise
les frais de formation sur la base d’un forfait fixé à 9.15 € par heure de formation agréée et réalisée. Ce remboursement est fait trimestriellement au vu de l'attestation de présence délivrée par l'organisme de formation et de la copie des bulletins de salaire de la période concernée.

Les dépenses (coûts pédagogiques et rémunération) engagées au titre de la formation d’un tuteur salarié ou d’un tuteur employeur d’une entreprise de moins de 10 salariés, à hauteur de 21.35 € TTC par heure de formation suivis durant 4 jours la 1ère année de tutorat et 2 jours dans les 4 ans suivants (dans la limite de 600 € par an).

Les missions exercées par le tuteur peuvent être prises en charge si le tuteur a préalablement suivie une formation à cette fonction reconnue par le FAFSEA. Ses missions peuvent alors être financées selon le forfait suivant : 15 € TTC par heure dans la limite de 20 heures le 1er mois de tutorat, 10 heures les 2ème et 3ème mois, 5 heures les mois suivants (dans la limite de 92 heures par an).

* Cet accord est applicable aux salariés des entreprises de la production agricole, de travaux agricoles et/ou forestiers, du paysage, des CUMA et des exploitations de sylviculture.
  Téléchargement  
Fiche de présentation (version imprimable) Demande de prise en charge CERFA Contrat de professionnalisation
 
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